Auteur : hattonproulx

Séminaire donné par une doctorante en STS

Florence Lussier-Lejeune, doctorante en STS, présentera son projet de thèse lors d’un séminaire-midi organisé par le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) le vendredi 2 octobre 2020. Ce séminaire est ouvert à tou.te.s sur inscription. Il se déroulera par visioconférence sur Zoom.

RÉSUMÉ

L’intelligence artificielle (IA) est sur toutes les tribunes et promet de transformer, entre autres, le monde du travail, nos moyens de transport, le système de santé, les effets des changements climatiques et plus récemment, la façon de lutter contre le coronavirus. En s’appuyant sur le cadre théorique des économies de la promesse, l’objectif de notre recherche est d’identifier comment les promesses technoscientifiques influencent le développement l’IA au Québec et au Canada. Pour ce faire, nous nous basons sur deux études de cas, l’une micro qui s’attarde au contexte organisationnel et l’autre macro, qui se concentre sur le contexte politique. 

CONFÉRENCIÈRE

Après un parcours professionnel en marketing numérique, Florence Lussier-Lejeune poursuit des études de doctorat en science, technologie et société (STS) à l’UQAM. Elle s’intéresse aux discours de transformation portés par les promoteurs des nouvelles technologies. Ayant elle-même contribué à ce type de discours à travers ses expériences professionnelles, elle s’interroge sur l’impact de cette rhétorique génératrice d’attentes sur la trajectoire des technologies, en particulier, celle de l’intelligence artificielle. Avant d’entamer son doctorat à l’UQAM, elle a étudié à HEC Montréal en marketing et commerce électronique ainsi qu’en communication à l’UCLouvain.

DÉTAILS

Date : Vendredi 2 octobre 2020, 12h45 à 13h45

Lieu : Visioconférence sur Zoom

Gratuit et ouvert à tou.te.s

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>> LIRE L’ENTREVUE DE FLORENCE LUSSIER-LEJEUNE SUR SON PARCOURS ET SA RECHERCHE

Nouveau blogue sur les STS

Le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) vient d’annoncer la création de d’un nouveau blogue francophone qui a pour objectif de couvrir le champ des STS.

Trois types d’articles seront proposés :

  1. Points de vue : articles explorant un sujet d’actualité selon un angle STS ;
  2. Entrevues : entretiens avec nos membres sur leur recherche ;
  3. Carnets de terrain : textes écrits par nos membres étudiant.e.s sur les réalités de la recherche universitaire.

L’article qui inaugure ce blogue est signé Jean-Guy Prévost sur les statistiques et la COVID-19.

LIRE L’ARTICLE

Cours en ligne offert en analyse de texte par ordinateur

Veuillez noter qu’en date du 31 juillet 2020, le cours est complet et les inscriptions sont fermées.

Avec la croissance exponentielle des documents textuels en format numérique, la recherche dans les sciences humaines et sociales nécessite une plus grande maîtrise des modèles, méthodes et outils computationnels d’analyse de textes. Plusieurs disciplines s’intéressent à ces techniques : l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, les sciences politiques, la psychologie, la linguistique, la sémiotique ou encore la philologie. Or l’apprentissage de ces savoir-faire est peu accessible dans ces cursus disciplinaires.

La formation intensive en analyse de texte assistée par ordinateur ATO 2020, sixième édition depuis 2004, permettra l’acquisition des méthodes de collecte de données, prétraitement, modélisation computationnelle, analyse et visualisation des résultats.

À raison d’une journée d’apprentissage pratique par semaine pendant 8 semaines, soit du 10 septembre au 29 octobre 2020, cette formation intensive et individualisée est offerte à un groupe restreint d’étudiant.e.s qui bénéficieront de l’enseignement et du soutien d’experts situés à l’intersection des sciences humaines et de l’informatique. Un ratio moniteurs/étudiant.e.s très élevé permettra aux participant.e.s de mieux appliquer les acquis à leur propre corpus.

PLUS D’INFORMATION ICI

Prix pour un diplômé du doctorat en STS

Félicitations à José Orlando Montes de la Barrera qui se mérite le prix Relève étoile Paul-Gérin-Lajoie du mois de mars 2020 ! Décerné par le FRQSC, ce prix récompense son article Microfactories and the new economies of scale and scope publié dans le Journal of Manufacturing Technology Management. José vient de terminer son doctorat en STS sous la direction de Majlinda Zhegu et Xavier Olleros.

21e colloque des cycles supérieurs du CIRST

PRÉSENTATION

Le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie tiendra son 21e Colloque des cycles supérieurs le jeudi 30 avril 2020. Ce colloque est l’occasion pour les membres étudiants du Centre de présenter les résultats d’analyse de leur mémoire ou de leur thèse.

La période pour envoyer une proposition de communication est terminée. Le programme et les détails logistiques seront précisés prochainement.

TÉLÉCHARGER L’APPEL EN FORMAT PDF

Colloque Économies de la promesse 2020

Le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) organise un colloque international sur le thème des économies de la promesse et de la sociologie des attentes technoscientifiques. Celui-ci aura lieu du 26 au 28 août 2020. Même si la période pour envoyer une proposition de communication est terminée, il sera possible d’assister aux activités du colloque. Plus d’information à venir sur le site officiel.

Mise en contexte

Les récents développements scientifiques en apprentissage profond et la recrudescence de l’intérêt pour l’intelligence artificielle (IA) et ses applications dans une foule de domaines (médecine, industrie, automobile, etc.) ont généré le lot de discours laudateurs attendus à chaque avancée technologique. Un emballement similaire avait pu être constaté lors des avancées en nanotechnologies ou en génomique. Or les énoncés dont sont composés ces discours ont le pouvoir de présenter comme inéluctables des réalisations qui pourraient ne pas se concrétiser. Cela est d’autant plus vrai lorsque la technologie est érigée en facteur de libération, comme un moyen de révolutionner la vie humaine et sociale.

La prévision, la projection et l’anticipation font partie de la recherche scientifique et de l’innovation. Dans leur important article sur la sociologie des attentes publié en 2006, Borup, Brown et leurs collaborateurs l’ont d’ailleurs reconnu : « très peu de choses en matière d’innovation peuvent fonctionner indépendamment d’un ensemble très dynamique et varié de conceptions de l’avenir ». Ce travail de l’imagination encadre la recherche et l’innovation, stimule l’investissement et organise les champs scientifiques et technologiques à un moment précis de leur développement. Or toutes ces attentes et promesses sont soumises à une grande part d’incertitude quant à la possibilité que la recherche parvienne au point où la technologie pourra satisfaire les attentes placées en elle. Cela a mené plusieurs sociologues et chercheur·euse·s à parler, en référence au champ technologique, d’une « économie de la promesse » (Joly, 2010), de « technologies de l’espoir » (Leibing et Tournay, 2010), de « technoprophétie » (Chateauraynaud, 2005) ou d’une « technoscience prospective » (Brown, Rappert et Webster, 2000).

Ces expressions décrivent un phénomène de conjonction entre les discours prophétiques sur la science et la technologie et leur développement réel, dont les conséquences sont nombreuses. Du directeur, de la directrice de recherche qui cherche à convaincre une étudiante, un étudiant de travailler sous sa supervision aux gouvernements qui financent un laboratoire plutôt qu’un autre sur la base de sa capacité à innover, c’est l’ensemble du milieu de la recherche qui est mû par la promesse et les attentes. Cette dynamique a ses propres effets performatifs, qui façonnent les relations entre la science, la technologie et la société.

Conférences d’honneur

Deux conférences d’honneur seront données par Dr. Kornelia Konrad et Dr. Pierre-Benoît Joly. Konrad est professeure en anticipation et évaluation des technologies émergentes à l’Université de Twente (Pays-Bas). Elle étudie le rôle de l’anticipation et de l’engouement en innovation, la sociologie des attentes, la recherche et l’innovation responsables et les dynamiques sectorielles de l’innovation.

Joly est directeur de recherche à l’INRA, directeur de l’Institut Francilien Recherche, Innovation, Société (IFRIS) et du Laboratoire d’Excellence (Labex) SITES. Spécialiste d’économie et de sociologie de l’innovation, il travaille depuis 1996 sur la maîtrise sociale des dynamiques de construction des savoirs et de production des innovations.

Thèmes et sujets

  • politiques et investissements publics
  • financement de la recherche
  • orientations de la recherche universitaire
  • économie
  • sociologie du champ scientifique
  • controverses socioscientifiques
  • rapports entre science et public
  • médiatisation de la science et de la recherche
  • philosophie de l’histoire
  • histoire des sciences
  • formes de médiation des savoirs
  • nouveaux rôles de chercheurs-entrepreneurs
  • reconfiguration des liens recherche-industrie
  • acteurs et dynamiques de l’innovation
  • sociomatérialité

Équipe

Comité organisateur : Daniel Letendre (CIRST), Guillaume Dandurand (Université de Sherbrooke), Florence Lussier-Lejeune (UQAM), Marie-Jean Meurs (UQAM), Martine Foisy (CIRST)

Comité scientifique : François Claveau (U. de Sherbrooke), Yves Gingras (UQAM), Vincent Larivière (U. de Montréal), Mathieu Marion (UQAM), Florence Millerand (UQAM), Éric Montpetit (U. de Montréal), Marie-Jean Meurs (UQAM), Guillaume Dandurand (Université de Sherbrooke)

Appel à communication (FR)

Call for Papers (EN)

Alexis Bureau-Thibault

Candidat à la maîtrise

Contact : bureau-thibault.alexis@courrier.uqam.ca

Projet de recherche : Les discours sur l’accréditation. Une étude de cas de la culture professionnelle dans les écoles de commerce francophones

Direction : Till Düppe

Présentation : Diplômé d’un baccalauréat en sciences économiques de l’UQAM, avec un parcours croisant différentes disciplines des sciences humaines, Alexis a développé un intérêt pour l’épistémologie de l’économie et l’histoire de la pensée économique. Il s’intéresse à l’étude des sciences et des technologies sous l’angle du concept de travail en tant que norme et technique. Son mémoire, sous la supervision de Till Düppe, porte sur la culture professionnelle dans la formation en gestion, en s’intéressant aux discours sur l’accréditation internationale des écoles de commerce. En parallèle de son cheminement académique, il est voyageur aguerri et paysan à temps partiel.

Parcours universitaire : Baccalauréat en économique, ESG-UQAM
Maîtrise en science, technologie et société (STS), en cours

Affiliations : Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST)

Intérêts de recherche : Sociologie des sciences et des technologies ; sociologie du travail ; épistémologie des sciences économiques ; histoire de l’enseignement des sciences économiques

Prix et bourses : Bourse d’étude des cycles supérieurs (maîtrise), CIRST

Raphaël Pelletier

Candidat au doctorat

Projet de recherche : Pour une sociologie historique des sciences géographiques au Québec : perspectives sur la discipline, les institutions et la diffusion des connaissances


Direction : Yves Gingras

Affiliations

Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST)
Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences (CHSS)
Association canadienne des géographes / Canadian Association of Geographers (ACG / CAG)

Mots clés

  • Histoire des sciences
  • Sociologie des sciences
  • Histoire et épistémologie de la géographie
  • Histoire de la géographie scolaire au Québec

Présentation

Raphaël Pelletier est candidat au doctorat sous la direction d’Yves Gingras. Ses recherches doctorales portent sur l’évolution de la géographie savante au Québec, et plus largement au Canada, depuis l’après-guerre. Il se penche plus particulièrement sur son institutionnalisation, sur le profil des différents acteurs s’y étant investis, sur les réseaux qu’ils ont formés et sur les formes de la discipline, notamment par l’entremise de la production et de la diffusion des savoirs. Il s’agit dès lors de repenser l’approche de mise en histoire de la géographie au Québec en intégrant les outils théoriques et méthodologiques que propose la sociologie des sciences (théorie des champs, analyse de réseaux, bibliométrie, etc.). Plus largement, il s’intéresse à l’histoire de la géographie et des connaissances géographiques dans le monde francophone, anglo-saxon, hispanophone et lusophone, ainsi qu’aux enjeux linguistiques de la production scientifique.

Parcours universitaire

  • 2018, Maîtrise en géographie, Université d’Ottawa
  • 2016, Baccalauréat approfondi en géographie, Université d’Ottawa

Prix et bourses

  • 2019 – Prix René-Lupien
  • 2018-2021 – Bourse Joseph-Armand Bombardier pour le doctorat (CRSH)
  • 2017-2018 – Bourse à la maîtrise en recherche (FRQSC)
  • 2017-2018 – Bourse d’études supérieures de l’Ontario (BÉSO)
  • 2016-2017 – Bourse Joseph-Armand Bombardier pour la maîtrise (CRSH)
  • 2016-2018 – Bourse d’excellence (Université d’Ottawa)
  • 2015 – Bourse au mérite (Université d’Ottawa)
  • 2015 – Bourse Zaborski-Castonguay (Université d’Ottawa)
  • 2014 – Bourse au mérite (Université d’Ottawa)
  • 2013-2016 – Bourse d’admission (Université d’Ottawa)

Michaël Gagné

Candidat à la maîtrise
Co-coordonnateur du LabCMO; Assistant de recherche au Département de communication sociale et publique, UQAM

Projet de recherche : Impacts des technologies décentralisées et de l’intelligence artificielle

Direction : F. Javier Olleros

Mots clés

  • technologies décentralisées;
  • intelligence artificielle

Présentation

Michaël Gagné est candidat à la maîtrise sous la direction de F. Javier Olleros. Il s’est toujours intéressé aux influences des technologies sur la société et les individus. Plus récemment, son attention s’est portée sur les technologies décentralisées et l’intelligence artificielle.

Parcours universitaire

  • 2004, Baccalauréat en informatique, Université Laval

Florence Lussier-Lejeune

Candidate au doctorat

Contact : florence.lussierlejeune@gmail.com

Linkedin

Projet de recherche : L’économie des promesses technoscientifiques : le cas de l’intelligence artificielle


Codirection : Yves Gingras et Marie-Jean Meurs.

Affiliations

Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST)
Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences (CHSS)

Mots clés

    • intelligence artificielle
    • économie des promesses technoscientifiques
    • histoire des technologies
  • sociologie des sciences

Présentation

Diplômée en marketing-communication ainsi qu’en affaires électroniques, Florence a travaillé dans ces domaines pendant près de dix ans au sein d’une institution financière. Souhaitant analyser notre fascination collective pour les nouvelles technologies, elle entreprend depuis 2017 un doctorat en STS. À ce titre, son sujet concerne l’économie des promesses technoscientifiques entourant l’intelligence artificielle.

Parcours universitaire

  • 2017, Maîtrise en affaires électroniques, HEC Montréal
  • 2007, Licence en communication, Université catholique de Louvain
  • 2005, Baccalauréat en marketing, HEC Montréal

Bourses

Bourse de recrutement de la Faculté des sciences humaines, UQAM, 2017-2018
Bourse de doctorat du FRQSC (2020-2024)

Maîtrise et doctorat en science, technologie et société

Les programmes en science, technologie et société (STS) offrent un enseignement interdisciplinaire de 2e et 3e cycles axé sur la compréhension des sciences et technologies, en explorant leurs dimensions historiques, sociales, culturelles et philosophiques.

Coordonnées

Faculté des sciences humaines
Local DS-1900
320, rue Ste-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 1L7